Infographie Libre - Qu'est-ce qu'un logiciel libre ?

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Mais qu'est-ce qu'un logiciel libre ?

Tux, la mascotte de Linux

Le logiciel libre est né en 1983 dans les mains de Richard Stallman quand il a démarré le
projet GNU. Universitaire et chercheur en informatique au MIT (Massachussets Insitut of Technolology), il avait l'habitude de partager ses travaux de recherche avec ses collègues depuis le début de son travail, afin de mettre à disposition de tous les chercheurs les dernières avancées dans le domaine.
Quand l'informatique a commencé à se commercialiser, certains de ses collègues ont commencé à vendre leur code source aux compagnies, et à s'engager à produire des logiciels qu'ils ne pouvaient plus partager. En tant qu'humaniste et universitaire, Stallman pensait que la connaissance devait être partagée, et a considéré que le logiciel, produit de la connaissance informatique, ne devait pas échapper à cette règle. Il a donc fondé la Fondation pour le logiciel libre (Free Software Foundation) en même temps qu'il démarrait le projet GNU, qui visait à reproduire sous licence libre le système informatique le plus utilisé et le mieux fait de l'époque, à savoir UNIX. Dix ans plus tard, en 1993, il touchait presque au but, et l'aide d'un étudiant finlandais, Linus Torwald, lui permit d'aboutir à la sortie de GNU/Linux 1.0.
Un logiciel libre se distingue des logiciels propriétaires en ce sens où sa licence permet de consulter son code source, et donc, selon R. Stallman et la FSF, doit garantir les 4 libertés fondamentales suivantes :
1/ la liberté d'exécuter le programme (donc de l'utiliser)
2/ la liberté d'étudier le programme (donc de pouvoir lire le code source)
3/ la liberté de redistribuer le programme (donc d'en faire des copies)
4/ la liberté de modifier le programme (via son code source, donc éventuellement de l'améliorer).
Il faut noter que cette liste ne dit rien d'une utilisation commerciale du logiciel : on peut vendre un logiciel libre, tout comme on peut payer un programmeur pour le développer.
D'un point de vue économique, le logiciel libre est un modèle de développement tout à fait viable comme alternative au logiciel propriétaire, et n'est pas cantonné au monde bénévole, même si celui-ci est important. Le principe de développement économique est le suivant : le logiciel est libre, souvent gratuit, et les compagnies vendent leurs services et leur expertise sur ces logiciels. Enfin, il faut noter que le monde de la recherche universitaire n'a jamais cessé de contribuer au logiciel libre, en publiant certains travaux sous licences libres (c'est le cas de l'INRIA en France par exemple), et en offrant les technologies de pointe au monde entier.
Le logiciel libre souffre pourtant de deux défauts, l'un qui est structurel, et l'autre culturel. D'un point de vue structurel, l'usage et le développement de logiciels libres rend difficile l'interface avec les logiciels et les formats propriétaires, car leur licence est incompatible et qu'il y a des conflits d'ordres philosophiques entre eux. Ainsi par exemple, Gimp ne peut pas ouvrir certains formats d'images propriétaires car la compagnie qui les a produits ne donne pas assez d'informations à leur sujet. D'un autre côté, on peut y voir un avantage, puisque ce fait oblige à utiliser des formats standards et/ou ouverts, et garantit la pérennité des données. D'un point de vue culturel, un certain nombre d'a priori pèsent sur le logiciel libre, surtout par méconnaissance du public (voir la section correspondante).